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EXPOSITION

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ACTION

© Sara Jabbar-Allen

Au-delà des apparences...

vers le dialogue interculturel

Depuis la création de son activité, LAM s'interroge sur ce paradoxe de fait qui existe en France et ailleurs entre, d'un côté, l'engouement et la fascination envers les arts et cultures dits du monde et ce qu'ils représentent (danses et musiques du monde, pratiques artistiques amateurs...etc) et, de l'autre côté, la peur de la différence et le climat de méfiance vis à vis des étrangers ou ceux considérés comme tels, « ordinaires », résidant en France. Ce projet d'exposition-action vient questionner ce paradoxe.

En s'appuyant sur la force de l'image et ce qu'elle peut induire comme émotion, à travers le socle visuel de l'exposition "AN ORDINARY DREAM", commande de LAM à l'artiste-photographe Sara Jabbar-Allen, il invite le public à aller au-delà des apparences pour oser la rencontre.

Plusieurs actions, en écho à cette exposition, peuvent être proposées et pensées dans ce sens. Voir exemple d'actions

Meriem Mauget

 

Projet créé avec le soutien du :

Ministère de la Culture - DRAC Occitanie

la Ville de Toulouse

Merci à tous les artistes , les bénévoles et collaborateurs qui ont participé et contribué à la réalisation de ce projet !

An ordinary dream

Exposition photographique

Commande de LAM à Sara JABBAR-ALLEN

 

© Sara Jabbar-Allen

Ordinaire : se dit de quelque chose qui est commun, habituel, normal, courant, banal, quelconque…

 

Exotisme : ensemble de représentations à propos d’habitants, de lieux, d’objets et de paysages considérés comme lointains…

 

Cette exposition photographique aborde la notion d'exotisme en questionnant l'espace intime, personnel, ordinaire des artistes professionnels évoluant dans le milieu des « musiques et danses du monde ». Elle se veut une vision poétique mais aussi politique des « clichés » qui entourent celles et ceux venus d’ailleurs. A travers un regard mêlant paysages et lieux, ambiances et personnages, elle confronte les clichés culturels afin de voir et penser nos propres représentations de « l'étranger ».

Certaines de ces photographies sont des photographies personnelles appartenant aux artistes, des archives privées, des instantanés d’un ‘ailleurs’ intime. Elles sont pour la majorité devenue objet de « souvenir et d’histoire » de leur pays ou ville d’origine ou de celle de leurs parents et famille. Ils ne les fantasment pas, pas plus que ce qu’ils transmettent à travers leur art.

 

Je me suis réappropriée ces « histoires et souvenirs » parfois ambivalents, d’enfance, d’instants donnés, de paysages d’ailleurs, pour créer un récit de l’ailleurs ordinaire et de limite symbolique entre mondes. Une perspective « interculturelle », soulignée à travers l’approche artistique, qui met en lumière le caractère hybride de nos sociétés, s’énonçant, coexistant et s’affirmant dans des univers symboliques.

 

Une partie de l’exposition propose une installation en forme de « papier peint » couvrant une partie du mur de manière à se réapproprier et réinterpréter cet intime, tels les clichés traditionnels, touristiques d’un ailleurs exotique, imaginé, vécu et fantasmé, rêvé mais aussi rejeté.

 

Un récit qui invite à interroger l’image mentale de ces ailleurs imaginés en les confrontant aux problématiques des représentations et des préjugés qu’elles peuvent véhiculer, malgré elles. C’est une proposition qui met en présence représentations, oppositions et convergences entre les sociétés, à travers des photographies qui témoignent d’une géopolitique qui a changé la vie de certains.

 

 

Sara Jabbar-Allen

SARA JABBAR-ALLEN

Membre fondatrice d’Alter Image. Dès ses études à l’ETPA de Toulouse (1999), elle privilégie le reportage humaniste au long cours. Elle mène depuis des travaux sur les thèmes de la mémoire et de l’identité individuelle ou collective. Associant souvent des portraits photographiques à des récits de vie, écrits et/ou sonores, son regard révèle des hommes et des femmes laissés dans l’ombre ou des lieux tombés dans l’oubli. Interrogeant la notion même de banalité, elle saisit en images la façon dont leurs histoires s’inscrivent dans l’espace et le temps, et font encore trace. Après avoir pratiqué une photographie plutôt sociale, répondant à des problématiques sociétales, elle travaille désormais ses sujets dans une intention artistique plus personnelle, nourrie de l’intime. Confrontant ses prises de vue aux archives, elle travaille différentes générations de transcodage et leur effets de reproduction, d’altération, d’effacement... explorant la complexité des processus d'élaboration, de transmission et de disparition des images en interrogeant à la fois la façon dont l’artiste s’approprie des sujets de société et son rôle même dans la société. Comme son travail ne peut se concevoir sans une nécessaire transmission, elle accompagne également des projets photographiques dans les milieux scolaires et auprès de personnes âgées.

Son projet Travailleurs venus d’ailleurs a été lauréat de l’Année européenne du dialogue interculturel (2008) et publié aux Éditions du Rouergue (2011).

Elle est diplômée de l’École National Supérieure de la photographie d’Arles (2013).