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SAMEDI 19 MARS  2016  

DE 10H00-16H00

 

Participation LIBRE ET CONSCIENTE

Dans la limite des places disponibles

Réservation préalable obligatoire

 

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Un poème pour Palestine

avec Kamilya Jubran

 

Que connaissons-nous de la culture de Palestine, sa musique, sa littérature, sa poésie? Quelle image autres que celles de cette terrible et révoltante guerre recevons-nous?
Plus forts et plus pertinents que les médias, les artistes exilés peuvent en dire long, bien plus long que les médias sur cette culture vivante.

 

Kamilya Jubran est une chanteuse et oudiste palestinienne. Formée au répertoire classique arabe qu'elle maîtrise à la perfection, elle choisit ensuite d'explorer le chant et la musique de manière plus personnelle et contemporaine, “n'en pouvant plus de continuer à chanter l'amour, alors qu'elle ne vivait pas dans une situation d'amour”. Lorsqu'elle vivait à Jérusalem, et durant vingt années, elle fut la voix du groupe Sabreen et également joueuse de Oud et de Qanoun. Avec ce groupe, elle représentait la voix de la résistance, le combat pour la liberté et une vision politico-artistique très engagée. Un processus qui la mena vers la création d'un nouveau style de chant arabe moderne qu'elle continue à explorer et défendre depuis son exil volontaire en France (Paris), tout en s'enrichissant de nombreuses collaborations et dialogues artistiques avec des artistes tels Werner Hassler ou Sara Murcia.

 

Cet atelier propose un moment de rencontre privilégié, par le fil conducteur du chant, avec cette artiste hors du commun. Une occasion de porter un nouveau regard sur la culture palestinienne telle qu'elle peut être vécue dans l'exil et de découvrir et s'initier à une facette peu connue du chant arabe d'aujourd'hui.

 

Et en écho !

 

Projection-débat, avec Kamilya Jubran et la réalisatrice Jacqueline Caux, du documentaire musical "Si je te garde dans mes cheveux"

Lundi 21 mars à 20h30, Cinéma Utopia Toulouse

Toutes les infos ici 

 

Kamilya est née à Akka, également appelé Saint-Jean-d'Acre, en Galilée en 1963, dans une famille d'artistes. Son père, Elias Jubran, est un luthier et un joueur d'oud, le luth arabe. Il reçoit ses élèves à la maison. Dans cette atmosphère musicale, Kamilya commence à l'âge de 4 ans à apprendre le répertoire arabe classique égyptien, à la voix puis aux instruments, le kanoun et l'oud. A 19 ans, elle rejoint le jeune groupe palestinien Sabreen, où elle restera jusqu'en 2002, tournant dans de nombreux pays, enregistrant quatre albums et fondant un studio de production à Jérusalem. En France aujourd'hui, elle se rend souvent en Suisse pour travailler avec Werner Hasler, un musicien électronique avec lequel elle mène ses recherches actuelles. Elle travaille sur les rencontres entre les sons acoustiques de ses chants et de son oud avec le jazz, la musique électronique, l'improvisation. Vivre à Paris lui permet aussi de rencontrer d'autres artistes et intellectuels arabes en exil.

 

Voir le site de Kamilya Jubran

Voir portrait et interview sur le site de ARTE